Les débuts

L'Acupuncture Traditionnelle est pratiquée depuis de 4.000 ans dans toute l’Asie.

Elle est déjà apparue, avec régularité, en France depuis le XVIIème siècle. Les équipes médicales napoléoniennes de la campagne de Russie en auraient même compté parmi les thérapeutes (Dictionnaire Quillet – 1870). A chaque fois, ce ne furent que des apparitions de courte durée.

A partir du 16ème siècle, les jésuites sont allés en Asie et particulièrement en Chine. Ils avaient pour mission d’étudier mais surtout évangéliser les populations. Certains jésuites nous ont rapportés des informations fondamentales pour la compréhension du Taôisme et de la Tradition Chinoise Antique.

En 1632, supplantant en connaissances astronomiques, les savants Chinois, ils furent nommés dirigeants « Tribunal des Sciences » de Chine, c’est-à-dire qu’ils dirigèrent l’équivalent de notre Académie des Sciences et, ce, jusqu’à la révolution des Boers.

 

Implantation en France

Cependant, dès 1870, l’Acupuncture Traditionnelle s’est implantée durablement et la France comptait déjà de nombreux praticiens dès 1925. Puis, G. SOULIE DE MORANT, Consul de France en Chine et Maître dans cet art, publia un premier ouvrage en 1927 lequel était le plus précis connu à cette époque et cela le conduisit, à la demande générale des Praticiens, à la publication de son monumental ouvrage en 1935 : Acuponcture chinoise.

Cette médecine ne doit rien à l'Occident ni à la conception scientifique occidentale de la médecine.

 

L'Acupuncture Traditionnelle fut ensuite transmise par d’éminents praticiens et leurs publications d’ouvrages de référence : Dr Chamfrault, Jacques André Lavier, Dr Van Nghi, Charles Laville Méry, Dr Borsarello et André Faubert. Ces auteurs, pour la plupart, ont été formés par des Maîtres ayant fuit la Chine dès l’avènement de Mao avec la « Longue Marche ».

Ces auteurs faisaient, d'une part, référence à des Textes anciens, et, d'autre part, à une pratique fondée sur l’Acupuncture Traditionnelle ancienne (antérieure au modèle Chinois de 1958) qui ne se référait en rien à la médecine conventionnelle de l'Occident.

Charles Laville Méry utilisait l'expression « Médecine Traditionnelle » ou « Médecine Chinoise ». Il a été le premier vouloir, dès la libération, distinguer deux approches d’entre la pratique traditionnelle et une pratique symptomatique, dite « aiguillo thérapie ».

 

La révolution culturelle

En 1958, Le Président Mao voulut effacer de l’histoire de la Chine toute trace de la Tradition. Pour cela, il mit en place la révolution culturelle. L’idéologie politique (marxisme – Léninisme) du Parti en place impose alors le système collectif, collectiviste et la pensée unique. Appliquant un système politique et matérialiste se substituant à une pensée humaine et philosophique, Mao voulait interdire référence à la Pensée traditionnelle car incompatible.

Comme tous les systèmes totalitaires, Mao fit brûler tous les Livres ; l'écriture fut changée (pour l'actuel PIN YIN), la pratique et l'enseignement de la médecine traditionnelle chinoise furent interdits, les Maîtres et les intellectuels ont été déportés en camps de rééducation politique.

Fort heureusement, quelques-uns uns avaient fuit la Chine rouge dès ses débuts et se réfugièrent à Singapour, Hong Kong, en Birmanie ainsi qu’en Californie. Ceux-ci furent nos Maîtres.

 

L’avènement de la MTC en Chine

La Chine rouge, après s’être essayée à la pratique de la médecine allopathique occidentale (modernisme oblige), s’est rendu compte, entre 1960 et 1970, du coût exorbitant des médicaments occidentaux.

 

Seulement, en 70 ans de Maoïsme dont 20 ans de révolution culturelle, la Chine a perdu son patrimoine, les Maîtres ayant fuit ou étant morts en déportation.

Ainsi, dans les années 1970, des équipes de médecins chinois vinrent en Europe et, avant tout, en France. Ils rachetèrent en librairie tous les livres d’acupuncture et de nombreux ouvrages de médecine occidentale. La Chine les fit traduire en Chinois afin de réapprendre cette méthode… Nous retrouvons dans les livres de massage chinois la plupart des techniques de massages et de mobilisations bien connues des kinésithérapeutes Français. Les Chinois ont enrichi leurs méthodes de nombreuses techniques occidentales, inconnues d’eux auparavant, et nous laissent penser qu’il s’agit de leurs méthodes traditionnelles.

Il en va de même pour l’auriculothérapie ; les cartographies de cette réflexologie, mise en place par le Dr Nogier en France, ont été reprises et adaptées par les Chinois en s’en attribuant la paternité.

 

La Chine réapprend ainsi sa médecine ancestrale grâce à l’Europe et la France.

 

Une nouvelle génération de praticiens fut hâtivement formée dès 1950 ; « les médecins aux pieds nus ». Leur formation très succincte vise à remettre sur pied le malade sans se soucier de rechercher les causes ou l'évolution des maladies et en dehors de tout concept énergétique. De plus, ils avaient pour rôle de retrouver dans les vastes campagnes chinoises, les traces de cette Médecine que le système politique avait détruit.

 

En 1958, donc quelques années après la proclamation de la République Populaire de Chine, les Autorités médicales de ce pays ont établi de fait un modèle basé sur l'utilisation des points cutanés avec cependant une lecture différente des Textes de référence. Se voulant essentiellement matérialistes et scientifiques, les autorités médicales trouvèrent normal de faire coller au mieux les données traditionnelles avec l'approche de la médecine conventionnelle occidentale.

Cela a donné un modèle original et une pratique basée sur les résultats statistiques du traitement des symptômes, syndromes et maladies.

 

En même temps, cette méthode fut introduite dans les nouveaux services d’acupuncture en milieu hospitalier. Ceci donna naissance aux actuels hôpitaux chinois spécialisés en acupuncture.

 

L’avènement de la MTC en Europe

 

Le concept actuel de Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), qui n’a rien à voir avec l’ancienne Acupuncture Traditionnelle, n’est apparu en France qu’en 1981 et s’est développé seulement à partir de 1995.

 

Dans un premier temps, c’est par charters entiers que, dès les années 1965, les Médecins occidentaux (Français et Américains surtout) allèrent en Chine « rouge », l’espace d’un WE ou une semaine, pour revenir munis d’un grand parchemin / diplôme d’Acupuncteur.

Depuis, malgré une guerre latente, tout d’apparence, les riches Chinois de « Formose », la « Chine Blanche » de l’époque, ont décidé de créer une activité lucrative. Ils ont investit des milliards de dollars en Chine rouge pour acheter des terres et créer la Phytothérapie et la Pharmacopée Chinoise.

Ils avaient eu l’idée, via la Chine Rouge, d’exporter cette nouvelle Médecine, la MTC, vers l’Occident très friand (alors qu’il était lui-même en train de la réapprendre).

En même temps, ils voulurent diriger tous les enseignements de l’acupuncture dans le monde entier, donc supplanter toutes les écoles.

 

Ils commencèrent par envoyer des missions médicales dans tous les pays d’Afrique. Au bout de 15 ans et en l’absence de résultats probant d’efficacité, ils se tournèrent vers l’Europe, certainement poussés, en cela, par la perspective de commercialiser leurs plantes et produits sur lesquels une hâtive réputation d’efficacité fut bâtie.

 

Depuis une quinzaine d’années, la Chine exporte « son savoir » et distribue des « octrois » en investissant des occidentaux, européens et américains, de sa représentativité et les habilite à délivrer des diplômes (mais ceux-ci ne permettent pas d’exercer en Chine ! ! !).

Ni l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), organisme ne prenant jamais parti, ni le Parlement Européen ne les reconnaissent.